Posted par on 24 Avr, 2014 in | 0 commentaires

Vous ne pouvez pas vous en douter sur la photo mais la cape est très lourde, elle est en laine bouillie double épaisseur recouverte d’un tissu noir (traité anti-tâche).

Ce choix de matière lui donne, à mon sens, de la “présence”, un poids physique mais symbolique aussi qui donne la sensation de quelque chose de solide sur lequel le conteur peut se reposer.

Son épaisseur donne aussi un côté moelleux et chaud que le jeune auditoire apprécie !

Voilà comment peut se passer une séance de contes avec la cape :

Le conteur accueille le public avec la cape sur les épaules (côté noir : voyageur/barde, côté rouge : roi/empereur), invite l’auditoire à s’assoir en arc de cercle sur des coussins, enlève la cape et dans un geste élégant dévoile l’intérieur de la cape (en orange) et la pose au sol.

Il garde sur lui le capuchon qui lui sert de costume pour raconter son histoire.

De nombreuses pochettes sont alors dévoilées.

Accrochées aux boutons, elles permettent de cacher des éléments qui vont jalonnés l’histoire du conteur (ici des éléments de contes classiques : loup, cochon, petits cailloux…) et des lieux sont représentés pour que le conteur puisse faire une sorte de jeu de piste.

Il y a des poches secrètes sur les côtés de la cape qui permettent au conteur de sortir des éléments qu’il voudrait garder à portée de main.

La scène se joue dans un lieu intimiste, plongé dans la pénombre, la cape est éclairé pas une lampe posée au sol.

 

J’avais proposé pour cette création un autre élément qui n’a pas été retenu pour ce projet mais qui pourrait s’appliquer à d’autres thèmes : une mascotte. Un animal imaginaire de compagnie avec qui le conteur pourrait agir, sur son épaule, sur la cape, sous forme de marionnette ou juste en peluche. J’avais beaucoup de piste de réflexion !

 

La cape à contes ou Capacontes est un objet comme j’aime : fait de matériaux de bonne qualité, pratique et un peu magique.

C’est une de mes réalisations pour la bibliothèque du Finistère réalisée en 2011.

 

Je suis assez fière de cette création.

Et j’aurai envie de l’adapter à d’autres thèmes tant cet objet me semble idéal pour raconter des histoires à un jeune auditoire.

Quand je commence à réfléchir à des projets comme celui-là, j’essaie toujours de m’imaginer à la place de tous les personnes qui vont en profiter, et je tiens à ce que ces personnes soient valorisées par son utilisation.